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ALEXANDRE ZHU

BIOGRAPHIE                
Alexandre Zhu, d’origine chinoise, est né à Paris en 1993. Il a étudié à la School of Visual Art à New York (Fine Art) et a été diplômé en 2018 de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Son travail autour des vestiges questionne l’uniformisation de notre paysage. Il se caractérise par une pratique essentielle du dessin au fusain, mais aussi de sculpture et de photographie. En 2018, ses pièces ont été montrées à plusieurs expositions collectives tel que Lake Como Design Fair à Côme en Italie, Multiple Art Days à la Monnaie de Paris, ou Art Élysées.
Après une résidence au Maroc à Casablanca (2019), il expose à la Galerie du Crous en duo show (2020), à Manifesta-Lyon avec la galerie Un-Spaced (2021). En 2021, il a été lauréat du Prix David Weill, Académie des Beaux-Arts - Institut de France.

Il vit et travaille actuellement à Paris.


DÉMARCHE  

Se fondant sur une observation de notre environnement en perpétuelle mutation, Alexandre Zhu s’intéresse à l'uniformisation de nos paysages. Son travail interroge des fragments, des objets symboliques de notre actualité à travers le dessin au fusain. Il décompose les éléments et travaille cette matière par effacement. Ces objets utilitaires ou simples déchets des zones urbaines sont mis au centre de l’attention et sublimés. Son travail donne à voir un univers à la fois familier et distant, et questionne la notion de monument. Quels seront les vestiges de notre civilisation moderne ?

 
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LÉA DUMAYET


BIOGRAPHIE                
Léa Dumayet, née en 1990, diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2014, vit et crée ses sculptures et installations entre Paris et Milan. Souvent, elle se déplace en résidence : Parque Lage à Rio de Janeiro (Bourse Colin-Lefranc 2013), Pollen à Monflanquin (2016), La Via Farini et la Fonderia Battaglia à Milan (2019). Son travail a été montré lors de plusieurs expositions, notamment à Paris (Galerie Chloé Salgado, Galerie La Forest Divonne, Galerie CROUS, Galerie Un-spaced, Galerie Perrotin, Galerie Arondit, Galerie Laure Roynette, Villa Belleville...), mais aussi à Londres (Guest


DÉMARCHE                    
La sculpture est une évidence pour Léa Dumayet car l’artiste a besoin de ressentir le volume du vide pour travailler ses matières, pour dessiner dans l’air. Fascinée par les caractéristiques des matériaux qu’elle emploie : le cuivre, l’inox, l’aluminium mais aussi les objets de la mer, le bois, les plantes et les fleurs, Léa Dumayet les associe, les mélange, qu’ils soient naturels ou industriels. La notion de point de vue dans chacune de ses pièces génère un déplacement mais aussi un effet de surprise. Elle s’intéresse aux notions d’équilibre, de légèreté et de poids. Son but est de faire ressentir le paradoxe entre la précarité et la stabilité de ses oeuvres.

 
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SANDRA MATAMOROS


BIOGRAPHIE                
Artiste, photographe plasticienne, Sandra Matamoros vit et travaille à Paris. Elle est diplômée de l'école Nationale Supérieur des Arts Décoratifs. elle explore d'abord la voix du cinéma et réalise plusieurs films qui seront tous primés lors de festivals. C'est par ce chemin qu'elle arrive à la photographie. Depuis sept ans, son travail a été exposé, au Palais de Tokyo, aux offs de la Biennale de Lyon, de la Fiac et des Rencontres Photographiques d’Arles, récemment à la 2eme édition du Salon Turbulences créé par les Editions Tribew et Isabelle de Maison Rouge, à Miniartextil, "Humans", au Lac de Côme, et à Montrouge. Ses œuvres sont présentes dans la collection de la Fondation Émerige et dans des collections privées.


DÉMARCHE                   

Le travail photographique de Sandra Matamoros, fortement porté par des émotions cinématographiques, est enrichi d’une approche plasticienne mixant la photographie à d’autres matériaux comme le miroir, le bois, le textile.

Pour Sandra Matamoros le sens donné à son travail s’inscrit dans une quête autant artistique que philosophique. Les schémas géométriques qui enluminent des photos d’eau, de terre ou de feu, racontent l’homme dans sa relation aux éléments et donc à la planète. L’eau, dans chacun de ses états, solide, liquide, gazeux, est centrale dans le travail récent de l’artiste.

La photographie plasticienne allant jusqu'à la forme d'installation et l'œuvre participative, l'art vidéo et la photographie contemporaine sont les 3 axes explorés par l'artiste.

 
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CHARLOTTE GAUTIER VAN TOUR
 


BIOGRAPHIE                
Charlotte Gautier Van Tour est née en 1989. Diplômée et félicitée de l’École Nationale Supé-rieure des Arts Décoratifs de Paris en 2014, elle poursuit en tant qu’étudiante-chercheur dans le programme de recherche Reflective Interaction à l’EnsadLab jusqu’en 2017. Après avoir participé à plusieurs résidences telles que la Cité des Arts de Paris, la Villa Belleville, La Source ou encore la Casa de Velázquez, elle vit et travaille actuellement à Marseille. Pour elle, l’art est une manière d’explorer l’interdépendance qu’il y a entre toutes choses, d’interroger le concept de Nature, de confronter son corps avec d’autres dimensions ou d’autres espèces. Elle recycle divers matériaux, privilégie l’économie locale pour sa production artistique et développe elle-même ses propres matières biosourcées.


DÉMARCHE                    
Ma démarche artistique cherche à révéler l’interdépendance qu’il y a entre toutes choses, dévoiler les connexions entre les écosystèmes et les êtres, confronter notre corps avec d’autres espèces et d’autres dimensions.
Travaillant de plus en plus avec le vivant, je considère les espèces avec qui je crée comme des alliées ou des collaboratrices. Je suis donc très influencée par l’ OOO theory (Object oriented ontology) un mouvement philosophique qui rejette l’idée selon laquelle il faudrait privilégier l’existence humaine au détriment des objets non- humains et qui réinterroge le concept de Nature.
La science est une source d’inspiration pour moi, elle me permets de comprendre certaines lois physiques et chimiques qui régissent l’organisation de la matière et les grandes correspondances reliant mondes microscopiques et macroscopiques.
Pratiquant la recherche fondamentale, j’aime aussi cultiver le hasard et à la sérendipité dans mon atelier qui ressemble à un laboratoire et à une cuisine.
Qu’elles soient scientifiques , ésotériques ou folkloriques, les tentatives de compréhension du fonctionnement des choses qui nous entourent (et de nous-mêmes ) m’ont toujours fascinée. C’est le cas des cosmogonies, ces récits mythiques qui racontent l’origine et l’évolution de l’univers. Cette exploration des mystères que contient notre monde est omniprésente dans mon travail qui les souligne, les réinterprète ou révèle leur magie avec une pratique phénoménologique.
Je pense que l’art et la créativité peuvent mettre en place des récits pour relancer les imaginaires. Cultiver la sensibilité et l’attention est nécessaire si nous voulons inventer d’autres façon d’être au monde. Je m’intéresse beaucoup au concept de «survie collaborative» développé par l’anthropologue Anna Tsing, au concept de symbiocène inventé par Glenn Albrecht, aux enquêtes philosophiques sur le vivant de Baptiste Morizot ou aux théories de déconstruction de l’idée de «Nature» de l’anthropologue P.Descola et du philosophe B.Latour.

 
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ESMERALDA DA COSTA
 


BIOGRAPHIE                
Esmeralda Da Costa, née en 1982, est diplômée de la Villa Arson, avec les félicitations du Jury 2011. Elle vit et travaille à Paris.

Esmeralda a été lauréate de la première résidence d'artiste en juin 2021 au Repaire Urbain à Angers parmi plus de 80 candidatures reçues. Pendant 4 mois, elle propose de revisiter la célèbre tapisserie médiévale de l'Apocalypse d'Angers. L'exposition est ouverte au public du 14 octobre au 31 décembre 2021.

Egalement, lauréate de l’Opline Prize 2018, elle a participé à de nombreux festivals d’art vidéo ainsi qu’à des expositions collectives (Les arts éphémères, 12ème édition, Parc de Maison Blanche - Marseille ; L’écho du silence, Espace 16K - Kremlin-Bicêtre, 2020 ; While I'm waiting, gallery space at Code & Canvas -San Francisco - etats-Unis, 2019 ; FIAV, Institut Français de Cassablanca - Maroc, 2019 ; Vidéoformes, Salle Gaillard - Clermont-Ferrand, 2018 ; Instants Vidéo Numériques et Poétiques - Marseille, 2017 ; Festival Art Vidéo - Bibliotheca Art Center d’Alexandrie, 2017 ; Sélection Officielle Arte Video Night #7, MEP - Paris, 2015, etc.). Son travail a fait l’objet également de plusieurs expositions personnelles, notamment à l’Anis Gras à Arcueil, 2019 ; au Centro Cultural Adriano Moreira - Bragança (Portugal) 2017 et à la Galerie Incognito à Paris en 2015.


DÉMARCHE                   
Initialement, le travail d’Esmeralda Da Costa s’organise autour des médiums vidéo, performance et son, prenant la forme souvent d’installations. Pendant de nombreuses années, elle a créé ainsi un corpus d’œuvres autour des questions relatives à l’identité et à la filiation selon un prisme autobiographique bien que pluriel. Au service de la mise en scène : son propre corps, pour ses mémoires et, en tant qu’ancienne boxeuse de haut-niveau, pour ses possibilités performatives.


Ces dernières années marquent une évolution de sa pratique et une ouverture à des thématiques plus universelles et sociétales. Son engagement interroge désormais les mutations multiples infligées à la nature mais encore celles induites par les nouvelles technologies de communication qui modifient profondément notre rapport au monde et aux autres. Elle pose ainsi un regard curieux sur la façon dont s’organise nos habitus à l’heure où la biodiversité subit de nombreuses menaces, où l’humanité se dissout dans l’individualisme et, par conséquent, développe une pratique pluridisciplinaire : à la vidéo, au son et à la performance, s’ajoutent la photographie, la linogravure et la sculpture.


Esmeralda Da Costa, collectionneuse insatiable d’images et de sons au quotidien, réactive dans sa pratique ces bribes d’ordinaire et ces traces d’histoire mêlant les êtres et les lieux, aussi éphémères ou ancrés qu’ils soient.

 

 
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DIEGO MOVILLA
 


BIOGRAPHIE                

Diego Movilla (1974) est un plasticien espagnol diplômé de l’École des Beaux-Arts de Bilbao. Depuis son arrivée en France en 2002, il a exposé son travail entre autres au centre d’art Les Tanneries à Amilly, à la galerie Exuo à Tours, au Château du Rivau à Lémeré, à l’Artboretum d’Argenton-sur-Creuse, au festival Accè(s)à Pau, aux Galeries RDV à Nantes et Pascal Vanhoecke à Cachan, au Générateur à Gentilly et au Centro di Documentazione della Via Francigena à Berceto en Italie. En Espagne, il a été accueilli au festival
Domestico à Madrid, au Musac, au CAB et à la galerie Fucares. Il a également collaboré et exposé avec des associations comme Groupe Laura et Mode d’emploi à Tours, Le POCTB à Orléans ou Interface et Ateliers Vortex à Dijon. Depuis 2020, il enseigne les pratiques de dessin à l’ESAD TALM-Tours


DÉMARCHE    

              
En associant les pratiques traditionnelles de création d’oeuvres visuelles (peintures, sérigraphies, dessins,collage) et les nouvelles technologies de production d’objets (gravure laser, impression 3D, machine CNC), Diego Movilla développe une pratique artistique qui questionne les formes actuelles de la représentation du monde. Images d’objets, objets de peintures, il se sert de la peinture et d’oeuvres en volume pour interroger notre mémoire de l’histoire de l’art et notre perception du temps présent. Toutes ses oeuvres dialoguent à la fois avec le passé de l’art et les recherches des pratiques et techniques de son temps. Il expérimente ainsi de nouvelles formes qui se construisent par strates, effacements, repentirs et palimpsestes. Il intervient aussi sur des matériaux bruts comme les vitres cassées, les parpaings, les briques... pour déterminer des agencements et des formes qui dialoguent avec les arts appliqués, l’artisanat d’art.

 
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JULIA GAULT
 


BIOGRAPHIE                
Diplômée avec les félicitations du jury, de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs en 2016, Julia Gault est une artiste plasticienne née en 1991.

Ses pièces ont été montrées dans de nombreuses expositions collectives notamment à la Plus petite galerie du monde (Ou presque) ainsi qu’au musée de La Piscine à Roubaix Nature contre nature, 2019, Au Mur à Moret-sur-Loing L’énigme est de ne pas savoir si l’on abat si l’on bâtit, 2019, à la Galerie Laure Roynette POROROCA, 2019, à l’espace Arondit Cloture, 2019, à la Galerie Bertrand Grimont La petite collection, 2018, au Château de Vincennes L’or blanc, 2018, à la Galerie Laure Roynette Matière première, 2017, à l’Espace Commines L’esprit du temps, 2017, à la Galerie Valérie Delaunay Garder le Cap, 2017, au Crédit Municipal Relève, 2017, à l’Institut du Monde Arabe Le Décoratif et l’Orient, 2012. Julia Gault a bénéficié de quatre expositions personnelles : Ce vertige qui le tient droit en 2016 à l’ENSAD, Bien que le monde se renverse à la Galerie du Crous en 2017, Onde de submersion à l’Espace d’art contemporain Camille Lambert en 2019 et La constance de l’eau au Laboratoire de la Création en 2019.Son travail a été sélectionné pour différents prix comme pour le prix Artagon 1 en 2015, le prix Dauphine pour l’art contemporain en 2016, le concours la Convocation en 2017 et le 63e Salon de Montrouge en 2018. En 2015, elle a été lauréate du Prix Artistique Fénéon de la Chancellerie des Universités de Paris.


DÉMARCHE    

Elle questionne le geste d’ériger la matière, de lui donner de la hauteur et de tenter qu’elle s’y tienne. Un geste contre nature puisque tout élément tend à être ramené au sol par la force de la pesanteur. Ses sculptures et installations parlent de la fragilité de la posture verticale. Elles se tiennent dans un équilibre précaire, souvent au bord de l’effondrement.              
 

 
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JIHEE HAN
 


BIOGRAPHIE                

Jihee Han, née en 1985 en Corée du Sud, vit et travaille à Paris. Elle est diplômée en peinture à l’Université Kookmin (Séoul) et elle est également diplômée à l’Université Panthéon-Sorbonne en Master (Art de l’image et du vivant). Depuis son arrivée en France en 2010, ses oeuvres ont été exposées à la Gallery KF (2019), au Centre Culturel Coréen à Paris (2018), à La Compagnie Française de l’Orient et de la Chine (2017), à la Galerie Vincent Lécuyer (2016) Galerie 89 (2015), ainsi que dans plusieurs expositions collectives à Paris dont Jeune Création 63e édition. Ses peintures ont été acquises par des collectionneurs privés.


DÉMARCHE    

 

Les figures dans ma peinture sont quelque chose de la nature qu’on peut reconnaître. Mais, depuis quelques années, je n’ai plus l’impression de peindre des éléments naturels tels que montagnes, chutes d’eau, pierre, etc. Pourtant, ils y sont aussi. Je peins un certain mouvement, une atmosphère en eux et au-delà d’eux, quelque chose qui les habite, ou bien qu’ils font naître. Cela vient de leur couleur, de leur transparence, de leur matière, mais ce n’est pas leur couleur, leur transparence, ni leur matière. J’ai l’impression de peindre ce qui devient paysage ou bien ce que le paysage dégage, fait être. « Abstrait », « incorporel » ou bien « paysage dépaysé » ou « paysage pas encore paysé ». L’énergie paisible s’est faite montagne, le flot violent s’est fait cascade. Par ma peinture, la montagne s’anime, le flot se purifie.           

 
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MARION FLAMENT
 


BIOGRAPHIE                

Née à Reims en 1989, Marion Flament vit et travaille à Paris.

Après un premier diplôme à l’École Boulle elle obtient son master de l’EnsAD de Paris avec les félicitations du jury en 2014. Elle bénéficie d’un échange à l’EAV Parque Lage de Rio de Janeiro en 2012 et poursuit ses recherches lors d’un post diplôme en lumière interactive à l’EnsAD-LAB jusqu'en 2017. Des études mêlant art et scénographie qui continuent aujourd’hui à orienter ses productions.

Marion Flament a été lauréate de l’aide individuelle à la recherche et à la création de la région Grand Est, de l’académie des savoir-faire d’Hermès sur le verre, des résidences Hors-Pistes à Singapour, du Site Saint Sauveur en Vendée, du Bel ordinaire à Pau, des ateliers de Paris, de la Villa Belleville et de la Casa de Velazquez à Madrid.


DÉMARCHE  

 

Le travail de Marion Flament se construit autour des lieux, des matériaux et de la lumière les constituant pour se traduire à l’échelle de l’installation, de la sculpture et de l’image. Elle cherche à produire des fictions présentant une réalité distendue en s’inspirant de changements soudains et infimes de la perception visuelle donnant au temps une qualité dramatique. Elle organise des points de conjonction en passant souvent par l’exposition d’un moment clef pour traduire un arrêt sur image. C’est un moyen de révéler l’étrangeté du temps transformé : zoomer dans le décor qui construit nos vies quotidiennes. C’est pour cela que Marion fait souvent appel aux trompes l’œil et aux faux- semblants, un lien aux fictions qu’elle a côtoyé au théâtre.

La lumière est le vecteur de cette distorsion, ayant la faculté particulière de révéler l’état de la matière. Marion s’en sert pour modeler les éléments ordinaires qui composent notre environnement.

Le travail in situ est aussi une des dimensions qu’elle met en place dans son travail, lui offrant la possibilité de chercher ces points de bascule. Ainsi, les lieux où elle expose inspirent directement les pièces produites.